Interview de M. Olivier Ceberio, jeune entrepreneur français vainqueur du concours Mass Challenge 2011

Un français vainqueur de Mass Challenge 2011


JPEGS’il fallait dresser un portrait-robot d’une success story à la française, il est probable que M. Olivier Ceberio y correspondrait en tous points. Vainqueur du concours Mass Challenge 2011, ce jeune ingénieur de formation est titulaire d’un diplôme de l’Ecole Nationale Supérieure de l’Aéronautique et de l’Espace (SUPAERO) ainsi que du MIT. En parallèle, afin de compléter sa formation scientifique et d’élargir son domaine de compétence, M. Olivier Ceberio a intégré la Harvard Kennedy School of Government en 2006.

Destiné aux start-up, le concours Mass Challenge de Boston, créé en 2010, vise à soutenir la recherche et l’innovation ainsi qu’à valoriser les entrepreneurs souhaitant « résoudre les grands problèmes sociétaux de demain ». 125 finalistes ont été sélectionnés parmi 733 entrepreneurs, afin de passer trois mois dans un incubateur, où de nombreuses prestations leurs ont été offertes : mises en relations, locaux, accompagnement par des experts, couverture médiatique, événements … Chaque année, entre 10 et 20 vainqueurs remportent des prix allant de 50 000$ à 100 000$.

Pour M. Olivier Ceberio, la véritable plus-value de l’aventure singulière Mass Challenge est l’équipe organisatrice, composée de 13 personnes, qui proposent une aide « sur-mesure », individualisée ainsi qu’un suivi régulier aux participants. « Je suis un gros fan de Mass Challenge, parce qu’à la différence des autres concours, les organisateurs sont vraiment là pour nous aider. Par exemple, tous les mois, je reçois des mails personnalisés pour me signaler que des personnes sont intéressées par mon projet. C’est une aide précieuse. »

Ce concours permet donc à l’ensemble des participants d’avoir accès à un large réseau d’ingénieurs et d’entrepreneurs, facteur essentiel pour la concrétisation et le développement de projets. Que l’on soit ou non vainqueur de la compétition Mass Challenge, on en ressort gagnant !

En 2008, au cours d’une période de recherche d’emploi aux Etats-Unis, M. Olivier Ceberio construit un business plan qui associe start-up et développement international : il imagine un système de désalinisation fonctionnant grâce à l’énergie des vagues. « Au bout de 6 mois, je me suis dit que c’était pas si dur d’être entrepreneur. Ca n’avait rien à voir avec les idées préconçues que je m’étais faites. Finalement, quand j’ai enfin trouvé un poste, j’ai refusé et j’ai décidé de continuer mon projet ». Lors de sa rencontre avec M. Bill Staby, CEO de « Resolute Marine Energy », il décide d’associer son business plan à l’entreprise et devient « Chief Operating Officer » d’une équipe de 10 personnes.

M. Olivier Ceberio regrette que des programmes d’aide aux entreprises, tels que le programme SBIR, ne se soient pas encore développés en France. « Ce qui est unique aux Etats-Unis, c’est l’aide fournie par les agences gouvernementales, de l’ordre de 100 000 à 1 millions de dollars, ayant pour unique objectif le soutien de l’emploi via la création d’entreprise. C’est ce qui nous a permis de démarrer. Lorsque l’on crée sa start-up, on a besoin d’énormément de capital, et sans cette aide, on n’aurait pas pu. »

Dans les prochaines années, M. Olivier Ceberio projette de développer l’entreprenariat en France sous une forme de service public. « Vu de l’extérieur, j’ai l’impression qu’il se passe beaucoup de choses positives en France, il y a l’Oséo, le prix Tremplin Entreprises du Sénat, le statut de l’auto-entrepreneur … ».

Dernière modification : 01/12/2011

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