Café des sciences #63, le bilan

Le 23 avril, le Café des sciences accueillait pour sa 63ème édition Olivier Henry, chercheur invité au WYSS Institute at Harvard University, qui a commencé par présenter à un public d’experts et de curieux son parcours très international.

Olivier Henry a commencé sa vie professionnelle au Royaume-Uni après avoir obtenu son doctorat en 2005 à l’Université de Cranfield en intégrant une petite entreprise spécialisée dans les biocapteurs. Après une dizaine d’années dans cette société et quelques brevets déposés, il a fait le choix de partir pour Taragona en Espagne afin de diriger une équipe de recherche à l’Université Rovira I Virgili, et s’est finalement établi à Boston en 2013.

La présentation d’Olivier Henry a également permis à l’audience de découvrir les formidables travaux du WYSS Institute (pour le Wyss Institute for Biologically Inspired Engineering at Harvard University) . Organes sur puces, mouches et termites robotiques, impression 3D de batteries miniatures… Si ces technologies semblent sorties d’un film de science-fiction, elles sont pourtant bien réelles pour les équipes du Wyss Institute. Ce dernier est né en 2009 du don de 125 millions de dollars de l’entrepreneur et homme d’affaire suisse Hansjörg Wyss à l’Université de Harvard (don qu’il a récemment doublé pour atteindre la somme totale de 250 millions de dollars). L’Institut, qui profite naturellement de collaborations avec Harvard ainsi qu’avec l’ensemble de l’écosystème des sciences de la vie autour de Boston, se concentre sur des projets de bio-ingénierie à très fort potentiel mais jugés trop risqués pour être abordés par des industriels, ou même d’autres laboratoires de recherches où les thésards et autre post-docs doivent publier pour continuer à exister.

Olivier Henry a clôturé la session avec une présentation de ses travaux sur les organ-on-chip. Des chercheurs de l’Institut conçoivent des puces électroniques qui simulent la microarchitecture et les fonctions des organes vivants, tels que le poumon, le cœur, et l’intestin. Ces puces électroniques, appelées « organs-on-chips », pourraient devenir une alternative précise aux essais traditionnels sur animaux. Les chercheurs du Wyss Institute cherchent à relier 10 organs-on-chips humains afin d’imiter la physiologie du corps entier.

L’intérêt du sujet et la qualité de l’intervention du chercheur a remporté tous les suffrages et la salle a fait comble. Une fois de plus, le Café des sciences nous aura permis d’avoir un nouvel aperçu des incroyables recherches en cours dans l’écosystème de Boston, et de la significative participation de la communauté française dans le développement des technologies de demain.

Toutes les photos de la soirée sur notre page Facebook, France in Boston !
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.767851183233829.1073741916.119759874709633&type=3

JPEG

Dernière modification : 12/05/2014

Haut de page