Remise du 1er Prix d’excellence

En cette période de « commencement », nous tenons à féliciter chaleureusement Saiful Saleem, fraîchement diplômé de Boston University (B.A., major en français et minor en sciences politiques) qui est l’heureux gagnant du premier Prix d’Excellence du Consulat général de France à Boston. Ce prix lui a été remis lors des cérémonies officielles de remises de diplôme du département de Romance Studies de BU le 16 mai. Ce Prix a été créé cette année afin de récompenser un étudiant en français d’une université de Nouvelle-Angleterre, membre d’un club de français/francophone ou d’une maison française, qui s’est particulièrement distingué par ses progrès en français et par sa promotion active d’activités en lien avec la France, sa langue et sa culture sur son campus. La compétition était ouverte cette année à titre pilote à dix universités de Boston et des environs proches, et sera ouverte à toutes les universités de la circonscription du consulat de Boston dès l’année prochaine.

L’album photo des remises de diplômes du department of Romance Studies de Boston University :
http://bit.ly/1rdTUfq

La vidéo de remise :


16 Mai du 1er Remise Prix d’excellence à Saiful... by franceinboston


Saiful a commencé à étudier la langue française il y a seulement trois ans, langue qu’il maîtrise maintenant à la perfection. La culture française n’a également plus aucun secret pour lui, ou presque ! En tant que Président de l’Association francophone de Boston University (AFBU) depuis septembre 2013, il a contribué à organiser sur le campus de son université avec toute l’équipe de l’AFBU de nombreux événements tout au long de l’année : au programme, tables-rondes sur la présence française au Mali, sur les relations France-Algérie, sur les élections municipales, centenaire d’Albert Camus ou encore symposium sur l’homosexualité et l’islam.

Bravo donc à cet étudiant tout à fait remarquable, pour son énergie, sa motivation exceptionnelle et sa grande curiosité intellectuelle !

Bravo également à Avery Bennett, étudiant en première année à Harvard University, Samantha Swartzendruber, étudiante en troisième année à Suffolk University ainsi qu’à Hannah Gersten, étudiante en deuxième année à Tufts University, qui ont tous les trois été nommés par leurs professeurs pour représenter leur université dans cette compétition, et qui ont tous reçu un certificat d’excellence.

Lisez l’interview de Saiful :

1) Racontez-nous vos origines et votre parcours jusqu’ici.

Il y a presque 4 ans, je ne parlais pas français. Comment se fait-il donc que je le parle aujourd’hui ? Cela a commencé à l’époque où j’avais 15 ans. Un jour, je suis tombé sur un livre de Voltaire – Candide - et je l’ai adoré. Évidemment, je l’ai lu en anglais et je ne savais même pas que Voltaire était français. Je pensais qu’il était anglophone, comme moi, comme tout le monde. Plus tard, j’ai découvert qu’il écrivait en français. Je me suis dit qu’il fallait absolument que j’apprenne cette langue. Il m’a fallu encore 5 ans pour commencer à essayer de réaliser ce désir. Le dernier jour de mon service militaire, un officier m’a demandé ce que j’allais faire. Je lui ai répondu que j’allais apprendre une nouvelle langue, mais que j’hésitais encore entre le français et l’espagnol. Il m’a encouragé à apprendre l’espagnol parce que selon lui c’était une langue utile et pratique. J’ai décidé immédiatement de faire le contraire.

2) Pourquoi cet intérêt pour le français et la France ?

C’est la littérature française. La littérature, beaucoup plus qu’une de mes passions, est aussi la clé de notre avenir. Elle nous relie à nos ascendants. Elle reliera aussi un jour nos descendants à nous. Le problème est qu’en général les gens ne considèrent pas la littérature dans cette optique. Bien trop souvent, les gens considèrent la littérature comme quelque chose distincte des sciences sociales, des sciences naturelles et même de la philosophie. Or, la littérature est toutes ces choses, même si ces domaines sont souvent les derniers à s’en rendre compte. L’étude de la littérature est l’étude de l’humanité et l’étude de l’humanité est justement ce qu’il faut à notre civilisation à ce stade critique.

3) Que représente pour vous le prix du Consulat français ?

C’est une marque de soutien et de reconnaissance. Je suis ravi que mes contributions à la scène littéraire française à Boston aient été reconnues. Par ailleurs, le fait qu’il existe un prix décerné aux étudiants en français dans la région témoigne de l’engagement du Consulat au sein des universités – ce qui ne peut être qu’une bonne chose.

4) Quelle est la suite de vos projets ?

Je vais bientôt entamer un doctorat en littérature française au Graduate Center, City University of New York. Je suis convaincu que le monde académique est le lieu idéal pour conduire des recherches, écrire, apprendre et faire apprendre, afin de contribuer au changement de conscience qu’il nous faut afin de réaliser le projet des Lumières.

JPEG

Dernière modification : 02/06/2014

Haut de page