Mardi 25 novembre, Café des Sciences #67 : De la peau du patient aux mini-cerveaux génétiquement modifiés

De la peau du patient aux mini-cerveaux génétiquement modifiés : les nouveaux modèles de neurodégénerescence


PNG
Julien Muffat
Président de l’Association des Post-Doctorants du Whitehead Institute

Mardi 25 novembre – de 18:00 à 20:30 PM

CIC – Havana Room, 5th floor
One Broadway
Cambridge, MA 02142 (MAP)

Entrée libre - Inscription obligatoire - Nombre de places limité
--- Présentation en Français ---

Vous pourrez ensuite échanger avec les personnes présentes autour de rafraîchissements.

La présentation :

Les cellules souches pluripotentes induites (iPS) dérivées à partir de simples biopsies de patients, remplaçant a bien des égards les cellules souches embryonnaires humaines, représentent une véritable révolution pour les études de modélisation précliniques d’aujourd’hui.

L’équipe de Rudolf Jaenisch, à l’Institut Whitehead du MIT, a mis sur pied au cours des 5 dernières années l’utilisation de nouveaux outils de modification du génome de ces cellules. Ces dernières étaient jusqu’ici largement inaccessibles à l’étude génétique systématique. L’avènement récent de la technologie CRISPR (Co-découverte par Jennifer Doudna à Berkeley et la chercheuse française Emmanuelle Charpentier), change encore plus la donne, mettant ces modifications génétiques à la portée du plus grand nombre, et promettant des applications exceptionnelles en recherche fondamentale et thérapeutique.
Nous avons mis au point de nombreux modèles de pathologies , en développant entre autres de nouveaux protocoles de différentiation et de culture de tous les acteurs cellulaires de la Maladie d’Alzheimer et autres maladies neurodégénératives, comme l’Adrénoleukodystrophie. Sur cette dernière, en contact étroit avec l’équipe pionnière de Patrick Aubourg a Paris, et grâce au financement de la fondation ELA, nous nous sommes attelé à produire des cellules a portée thérapeutique, qui pourraient être utilisées à l’avenir comme vecteur de thérapie cellulaire et génique, allant au-delà des outils actuels.
Les plateformes mises en place peuvent être utilisées pour le criblage thérapeutique, en tant que systèmes humains, tridimensionnels, récapitulant au plus proche les paramètres du cerveau normalement hors de portée des études précliniques. La manière d’étudier et de traiter de nombreuses maladies neurologiques et psychiatriques est en pleine mutation grâce à ces « cerveaux-en-culture ».

L’intervenant :

Julien Muffat est Normalien, diplômé d’un DEA de Biologie du Vieillissement de l’Universite de Paris. Après un séjour de recherche pré-doctoral à Harvard ou il participe aux premières études du stress oxydant dans la maladie d’Alzheimer, il obtient son PhD de Neurobiologie a Caltech, sous la tutelle du pionnier de la génétique Seymour Benzer. Il revient en 2009 à Boston pour continuer ses travaux de recherche sur les maladies du cerveau. Il a reçu de nombreuses récompenses, dont la Glenn Foundation Scholarship pour la recherche en biologie du vieillissement, et la NARSAD Young Investigator Award de la Brain and Behavior Foundation .

Passionné par l’ingénierie biologique et les nanotechnologies, il applique la rigueur génétique de ses travaux sur la Drosophile au futur de la modélisation humaine in vitro a portée thérapeutique. Il est président de l’Association des Post-Doctorants du Whitehead, pionnière de la promotion et de la formation des chercheurs non-statutaires, et l’ambassadeur pour Boston de la compétition internationale d’entrepreneuriat basée en France, le Hello Tomorrow Challenge.

Dernière modification : 30/06/2015

Haut de page